
Le nageur pèlerin
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Parcours
Pierre Létourneau, vif amant de la nature, voyageur, est sans équivoque un
aventurier.
Son tempérament investigateur l’a vite entraîné sur la route des voyages. Encore
étudiant, dès l’âge de 18 ans, sac à dos, à l’été 1976, il part seul pour
découvrir la France, couchant dans les gares et souvent à la belle étoile. Il
découvrira ainsi plusieurs pays d’Europe, les régions du Québec et ensuite le
Canada d’un océan à l’autre incluant les Territoires-du-Nord-Ouest et les
communautés inuites de la baie D’Ungava et de la baie D’Hudson.
Mais c’est en 1988, à l’âge de 31 ans, qu’il concentre ses énergies à devenir un
nageur de longue distance. Poussé par le besoin de porter une attention
particulière à sa forme physique, il joint les maîtres nageurs. Son amour de la
vie en plein air l’oriente aussitôt vers les compétitions en eau libre. La
première a lieu en 1991 au lac Memphrémagog où il nage son premier « 2 km ».
C’est le signal de départ d’une longue suite de défis qui ne font qu’aller
grandissant (8, 10, 15, 20, 25, 36, 77 pour finir avec les 250 km séparant
Montréal de Québec).
Motivation
Il souhaite que son message redonne espoir aux personnes en détresse. Il redonne à chacun son importance. Il suggère à ceux qui se sentent marginaux, inadéquats d’accepter leur différence et d'en faire un levier de croissance.
Améliorer sa vie, non pour viser la perfection mais pour enrichir l’être humain de passage que nous sommes sur cette terre. Se transfigurer. Grandir. Affronter ses peurs. Apprendre la hardiesse. Bousculer la routine, cet adversaire qui pour l’heure fait la chattemite, mais corrode peu à peu les murs de notre vie avec une efficacité suprême. Oser habiter l’incertitude. Je ne dis pas que c’est facile. Ça ne l’est pas. Pas toujours. Pas souvent, en tout cas. Et pas pour tout le monde de façon égale non plus. Là où l’incertitude allume chez l’un la magie, elle provoque chez l’autre un incendie. Il y a un rythme et une mesure à respecter, connus de soi seul. Mais chose certaine, tout le monde en sort gagnant. Extrait du récit Pierre Létourneau – Le nageur pèlerin, page 9
La cause…
La prévention du suicide. Pendant l’organisation de son défi Montréal-Québec, Pierre feuillette les journaux et apprend que c’est la Semaine de la prévention du suicide. Les témoignages, les chiffres alarmants le bouleversent. Le besoin d’apporter son aide naît. Surtout qu’il a vécu ce drame dans sa belle-famille : sa conjointe, Guylaine Pelletier, a perdu un frère de cette façon.
«Le suicide est une solution permanente pour un problème temporaire.»














